Dominique Lanoie, bénévole

On m'a déjà demandé pourquoi je faisais du bénévolat.  Voici la réponse que je donne toujours.  

Je fais du bénévolat depuis que j'ai 14 ans, depuis 1971, suite à une demande fait à l'école secondaire où j'étudiais par le curé de la paroisse du cartier dans lequel j'habitais, à Montréal.  L’Hôpital Saint-Charles-Borromée (aujourd'hui le CHSLD Saint-Charles Borromée), situé sur le boul. René-Lévesque à Montréal, avait besoin de bénévoles pour aider à faire manger des patients (aujourd'hui appelés des bénéficiaires), et à leurs tenir compagnie. J'ai rencontré à ce moment-là, quelqu'un qui allait être une des personnes les plus importantes de ma vie. Un patient qui s'appelait Denis et avec qui j'ai nouée une amitié extraordinaire.  Une des trois plus belles amitiés de ma vie. Durant les trente et quelques années durant lesquelles j'ai fait mon bénévolat à Saint-Charles, j'ai fait plusieurs rencontres fabuleuses. Toutes ces belles rencontres ont énormément enrichies ma vie, et m'ont aidé à passer au travers des moments parfois très difficiles. J'ai la chance d'être en santé, d'avoir beaucoup d'amour dans ma vie et de ne manquer de rien.  Je me dis que si je ne redonne pas d'une façon ou une autre à la vie de ce qu'elle me donne, je risque d'être "jinks" (terme anglais qui veut dire être très malchanceuse). Dailleurs, faire du bénévolat me rapporte beaucoup en relations humaines.  Cela me permet de faire des belles rencontres avec des gens intéressants et impliqués dans leur communauté, d'avoir de belles discussions, d'échanger des idées, de me lancer dans de nouveaux projets, de me trouver de nouvelles activités et de me découvrir des nouveaux talents. Je trouve cela très enrichissant. Depuis 2 ou 3 ans, je suis impliquée au CAB de Mékinac dans quatre domaines différents. Je suis à la caisse du magasin "Aux Trouvailles" les jeudis soirs de 16 heures à 19 heures. Je fais également partie de "Je Tricote et je Placote" ou je peux vous dire qu'on placote plus qu'on tricote et c'est très, très plaisant.  Je suis aussi cuisinière, ainsi que baladeuse à la "Popote du CAB" et je fais partie du groupe du Courrier des Enfants, Le Pigeon Voyageur. Si vous me demandez qu'elle activité je préfère, je ne saurais vous dire laquelle. Je fais aussi beaucoup de crochet à la maison. Le bénévolat me permet aussi et surtout de meubler les longues journées d'hiver.  Ce qui fait que l'hiver passe beaucoup plus vite.

Est-ce que je me sens obligé de faire du bénévolat: non.  Est-ce que le CAB est exigeant en heure que je donne: non.  J'ai pris une entente avec le CAB.  Je suis disponible pour eux de la mi-octobre jusqu'à la fin mai, et c'est parfait pour moi et le CAB.  Le centre demande à ses bénévoles de faire seulement et seulement ce que nous sommes capable de faire selon le temps que nous pouvons leur donner. Donc, si une journée pour une raison ou une autre, je ne suis pas disponible, je les prévient, autant que possible la veille, et c'est très correct. Je n'ai jamais senti que je laissais tomber qui que ce soit.  On m'a toujours répondu: "C'est O.K. on se voit une prochaine fois" et c'est  tout.  Les responsables du CAB savent que je suis disponible s'il manque du monde, et cela leur arrive de temps en temps de m'appeler pour les dépanner. Alors, si je suis disponible c'est parfait et si je refuse parque que je suis occupée ailleurs,  c'est aussi O.K... Je ne sens pas que c'est une catastrophe. 


 Pour l'année 2016-2017, les bénévoles du CAB ont fait plus de 17 000 heures de bénévolat.  Vous avez bien lu, 17 000 heures de bénévolat en un an.  Je suis très, très fière d'avoir fait quelques heures parmi celles-ci et c'est là une des nombreuses raisons pourquoi je fais du bénévolat au Centre d'Action Bénévole Mékinac.

Dominique Lanoie, une bénévole impliquée et heureuse de l'être.